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Le Grand Hôtel, la vie parisienne entre tradition et modernité

• 5 nov, 2007 • Catégorie: On en parle beaucoup

jdebarle2.jpgConstruit au XIXe siècle par Napoléon III, le Grand Hôtel était le plus grand établissement hôtelier du monde à son époque. Inauguré par l’épouse de Napoléon III, il constituait une véritable révolution, notamment son étonnante verrière de 800 m2, qui a par la suite inspiré bon nombre d’hôtels. Julien Debarle, dans la famille Intercontinental depuis 14 ans, a pris la direction de l’établissement début octobre. Après ces années passées loin de la France, il a saisi l’opportunité de revenir travailler à Paris, sa ville natale. Cet homme de challenge, hôtelier passionné, apportera à l’établissement l’expertise hôtelière acquise dans différents hôtels et pays.


Hoosta
: « Quelle touche personnelle pensez-vous apporter à l’établissement ? »
Julien Debarle : « Le côté international de ma carrière, ma connaissance de la ville de Paris et des Français, et l’expérience hôtelière que j’ai acquise dans différentes catégories d’établissements, à Miami, à Cleveland, à Mexico ou encore au Venezuela, vont me permettre d’améliorer notre activité et de répondre au mieux aux attentes des clients. Je pense notamment à la création de services existant dans d’autres pays et qu’il pourrait être judicieux de développer au Grand Hôtel. »

Hoosta : « Quelles sont les particularités du Grand Hôtel ? »
Julien Debarle : « Les hôtels de la chaîne Intercontinental ont cette particularité d’être représentatif de la ville où ils se situent. Et il n’y a pas plus parisien que le Grand Hôtel, son style napoléonien, ses bois, son marbre… L’établissement reflète toute la dimension artistique de Paris, ville de lumières, d’art et de création. C’est notre politique commerciale et notre volonté d’être actif dans la vie parisienne. Un bon exemple est le fameux dessert créé tous les six mois avec un grand couturier et proposé au Café de la Paix. Un travail qui symbolise l’association de l’art culinaire et du design. Le prochain, baptisé « Dentelles », est le fruit d’une collaboration entre notre chef, Laurent Delarbre, et Olivier Lapidus. Le Grand Hôtel est aussi une institution qui abrite des monuments historiques comme le Café de la Paix ou la Salle de l’Opéra, où les grands couturiers aiment y organiser leurs défilés. Il offre un bon compromis entre un hôtel parisien et un palace. Il dispose d’un très bon rapport qualité/prix et d’une excellente situation en plein Paris qui satisfait autant les hommes d’affaires que les touristes. »

Hoosta : « Est-il moderne ? »verrière.jpg
Julien Debarle : « Oui, bien sûr. Notre hôtel met à disposition les technologies les plus actuelles : les chambres sont dotées d’écrans plats, de minibars électroniques, de l’accès à Internet ; la signalisation dans l’hôtel est informatisée ; le Spa avec Algotherme propose des soins derniers cris… Si le décor est traditionnel et historique, les services et les prestations sont adaptés au monde d’aujourd’hui, c’est un subtil mélange que les gens apprécient énormément. »

Hoosta : « Pourquoi avoir choisi d’exercer dans l’hôtellerie ? »
Julien Debarle : « Par passion. Personne dans ma famille ne vient du milieu hôtelier. C’est un séjour dans le luxueux Hôtel du Palais, situé à Biarritz, qui m’a donné envie de travailler dans cet univers. J’avais alors une douzaine d’années et ce souvenir ne m’a jamais quitté. »

Hoosta : « Quelles sont les motivations à l’origine de votre entrée au sein d’une grande chaîne telle qu’Intercontinental ? »
Julien Debarle : « J’ai toujours voulu diriger de grands hôtels, j’ai beaucoup de respect pour les hôtels de charme de 20 à 40 chambres, un métier très intéressant mais relativement différent du mien. Gérer un grand hôtel, c’est bien plus de la gestion d’hommes et de talents qu’un contact quotidien avec les clients. Le Grand Palais compte en moyenne chaque année 250 000 visiteurs, il est donc impossible d’établir un lien avec chacun d’entre eux. Ce que j’aime, c’est le travail d’équipe, et plus l’équipe est grande, plus le challenge est intéressant. Je suis un capitaine, un meneur. C’est cela qui me motive. Les chaînes offrent plus de possibilités de carrières et d’évolution, notamment à l’international, d’où mon choix. »

Hoosta : « Et pourquoi le groupe Intercontinental ? »
Julien Debarle : « Car c’est une chaîne de renommée internationale, la plus grande du monde, comptant différentes catégories d’établissements répartis dans plus de 60 pays. Et puis, je connaissais la politique de la maison, la volonté de former ses employés, de donner sa chance aux jeunes diplômés motivés. Les possibilités de gravir progressivement les échelons sont réelles. C’est pourquoi, après des études hôtelières, je suis parti à Cali, en Colombie, pour intégrer la direction de la restauration de l’Hôtel Intercontinental de la ville. J’étais alors à peine âgé de 23 ans et, dans ce pays, avec ma formation, j’ai eu très rapidement des responsabilités que je n’aurais pu avoir en France. »

Isabelle Ferrière

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