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L’hôtel du Pas-de-Calais, le bien-être au cœur de Paris

• 26 nov, 2007 • Catégorie: Nouveautés & Tendances, Paris

La directrice de l’Hôtel du Pas-de-Calais, Dominique Teissèdre, a une vision particulière de l’hôtellerie… Son établissement deviendra le temps d’un séjour votre « maison ». Passionnée de décoration, elle s’occupe de tout et a pris soin de donner à chacune des chambres une atmosphère unique. L’endroit est, à son image, accueillant et recèle de curiosités dont un mur végétal qui vient renforcer la sérénité des lieux.

1.gifSurprendre la clientèle encore et toujours
Dominique Teissèdre est une passionnée de peinture et de décoration. On a à peine franchi le seuil de son établissement, l’Hôtel du Pas-de-Calais, que l’on prend toute la mesure de ce que cela implique. Elle s’amuse à étonner le visiteur dès son arrivée avec, en face de l’accueil, Le Printemps, un tableau signé Cécile Marchand, qui revisite de façon originale et dérisoire Botticelli. Une œuvre qui interpelle forcément, et c’est le but : « Dans l’hôtellerie, on ne peut pas se permettre de rester statique, il faut sans cesse se renouveler et surprendre sa clientèle, même la plus fidèle », confie t-elle. Cécile Marchand est l’une de ses peintres fétiches et une femme qu’elle apprécie tout particulièrement. Ce dernier détail a son importance : Dominique Teissèdre fonctionne au feeling, à l’affectif. Elle ne pourrait pas travailler autrement.

4.gif« L’hôtellerie, c’est une question de bien-être et d’harmonie »
Pour tout dire, Dominique Teissèdre voulait faire de la décoration son métier, mais la vie en a décidé autrement. Quand elle a repris l’affaire de son beau-père il y a sept ans, l’hôtel, bâti en 1740, nécessitait des travaux. Elle s’emploie depuis à le remodeler, à le relooker, à le rénover… une manière de faire un pied de nez au destin et d’accomplir ce qu’elle a toujours souhaité faire. « La décoration dans l’hôtellerie, c’est l’un des côtés agréables du métier, c’est la cerise sur le gâteau. » Et du talent, elle en a, autant que le cœur qu’elle met à l’ouvrage. Elle s’occupe de tout : choix des tissus, des tapisseries, du mobilier, des sculptures et même de la couture de certains rideaux et jetés de lit. Elle a toujours une idée bien précise de l’effet qu’elle veut obtenir et se donne le temps de la concrétiser. Sa démarche ? Offrir à ses clients une ambiance cosy, zen, dénuée de stress : « une maison où ils se sentent comme chez eux, où ils se sentent bien. L’hôtellerie, c’est plus une question de confort intellectuel que de standing ». Ses enfants la soutiennent et c’est important car ils prendront un jour le relais : « Je leur prépare le terrain, une fois les travaux finis, une fois l’outil de travail rénové, je le laisserai à mes enfants ». L’Hôtel du Pas-de-Calais est une affaire de famille depuis 1922 et elle en est la troisième génération. Dominique Teissèdre aime son métier, le contact humain et la relation à autrui. « On vend du sommeil, du confort, de l’accueil. J’apprécie manager mon équipe et met un point d’honneur à rencontrer mes clients, à discuter avec eux, à créer un lien tout simplement. »

2.gifL’harmonie, fruit du mélange des genres
L’hôtel compte 38 chambres réparties sur trois bâtiments. S’il en reste à rénover, elles ont toutes été relookées différemment. « Chaque chambre a un volume, une lumière qui lui est propre, des espaces à mettre en avant et d’autres à gommer. Cela n’aurait pas de sens d’appliquer une seule et même décoration à toutes les chambres. Et puis, cela crée des atmosphères différentes permettant de satisfaire des attentes et des goûts variés. » Dominique Teissèdre mélange les styles, les genres et les arts. Les lieux abritent pêle-mêle des oeuvres classiques et modernes, des statuettes d’inspiration africaine, des peintures chinoises… « J’expose mes hôtes aux cultures et aux arts du monde pour les y ouvrir mais également pour leur montrer que l’harmonie s’obtient par le mélange des genres et l’équilibre qui en découle. Et j’envisage d’aller plus loin encore en organisant des expositions d’art dans les locaux ! L’essentiel, à mes yeux, est de s’inscrire au maximum dans l’intemporel afin qu’on ne se lasse pas de la décoration. »

photo3.gifUn mur végétal, source de sérénité
Son imagination, sa créativité nous entraîne de surprises en surprises…
À l’entrée, l’espace détente est agrémenté d’un formidable mur végétal, arborant plus de 2500 plantes, dont beaucoup d’orchidées, le tout illuminé par une verrière… L’hôtel est le deuxième à Paris, après le Pershing Hall, à se doter d’une telle œuvre. « J’adore les plantes. Ici, elles bénéficient d’un très beau puit de lumière, elles sont correctement exposées et sont très heureuses. C’est un cadre de travail formidable, très reposant, jour après jour. » Elle a découvert ce principe « extraordinaire » de mur végétal dans une boutique de la rue du Cherche-Midi et l’a tout de suite imaginé transposé à son établissement. Il lui fallut plus d’un an de recherche et une rencontre déterminante avec José Dos Santos, propriétaire de L’Orangerie, pour donner vie à son rêve. Si cet endroit privilégie le zen, il n’oublie pas l’aspect moderne : il dispose d’un accès Internet et de prises électriques au sol permettant de brancher son ordinateur. Il en va de même pour les chambres rénovées, dotées d’un accès Internet, d’un écran plat et d’une salle de bain à la pointe de la technologie. Ce côté « jardin » naturel se prolonge par-ci par-là sur tout le rez-de-chaussée. « Je l’ai entièrement restructuré avec l’aide du cabinet d’architecture intérieure Laurent Moreau et, surtout, de Jiwook, une jeune femme de grand talent d’origine coréenne. On a travaillé en symbiose, elle a parfaitement compris ce que j’attendais. Le mur végétal se déploie ainsi sur la grille de l’escalier et de l’ascenseur, derrière le bar et l’accueil, mais aussi sur la tapisserie. Je voulais que l’œil poursuive son voyage, qu’il n’y ait pas de rupture. »

Depuis ces travaux, la clientèle s’est étoffée… Et le résultat est à la hauteur des attentes de Dominique Teissèdre. « S’il est devenu coutumier de montrer les chambres aux visiteurs afin qu’ils trouvent celle qui leur correspond le mieux, il n’est pas rare de voir des clients exiger une chambre en particulier et il arrive même d’en voir certains déplacer leur séjour si ladite chambre n’est pas libre ». C’est ce qu’on appelle se sentir chez soi… !

Isabelle Ferrière

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