L’hôtel Courcelles Etoile, hautement design
• 12 déc, 2007 • Catégorie: Nouveautés & Tendances, Paris •
« Pour certains, l’hôtel est comme un bijou secret, on ne s’attend pas à y trouver des chambres aussi design », confie Sophie Charlet-Melloul, la directrice des lieux. Issue du monde de l’audit et de la gestion, elle se lance dans l’hôtellerie en 1993 en reprenant l’établissement de son père, l’hôtel Tronchet. L’envie de développer un second produit l’amène en 2001 à racheter l’hôtel Courcelles Etoile auquel elle insuffle un style avant-gardiste. L’hôtel est bien loin de ce qu’il était à l’époque où il appartenait à la chaîne Best Western…
• Visite guidée des lieux.
L’architecte d’intérieur Anne Bruguière-Peyroux l’accompagne dans cette démarche. Cette spécialiste de l’hôtellerie travaille en étroite collaboration avec Christian Lacroix et a notamment participé à la rénovation de l’hôtel du Petit Moulin et du Bellechasse tous deux « signés » par le grand couturier. Les travaux successifs ont transformé les chambres en espace fonctionnel, agréable et surprenant. Chacune d’elles est unique : agencée, décorée et mise en scène selon ses volumes et sa luminosité. Confort et surprise ont le rôle principal…

« L’idée est d’offrir au client ce qu’il n’a pas chez lui. La surprise passe par le choix de tissus aux teintes vives de la maison Kenzo mis en valeur par un mobilier de couleur foncée, ou par l’association inhabituelle de couleurs, le contraste des matières… Des éléments inattendus deviennent décoratifs. » Ainsi, contrairement à 90% des hôtels trois étoiles, Sophie Charlet-Melloul a opté pour des couettes, et pas n’importe lesquelles… En velours avec une impression de satin, elles offrent au toucher un délicat contraste. Elles sont ornées de motifs graphiques qui permettent mille et un assortiment avec les rideaux… « Ici rien n’est figé, un client fidèle a la sensation de voir son hôtel évoluer… »


Des détails originaux sont disséminés de-ci de-là : les reproductions photographiques ou les tableaux habituels sont remplacés par des panneaux de tissus illuminés par des spots telles des œuvres d’art. Jeu de cache-cache aussi avec les penderies, dissimulées derrière d’immenses rideaux ! Par souci d’offrir des chambres fonctionnelles et spacieuses, Sophie Charlet-Melloul a fait dessiner des meubles astucieux. Et le bureau en est l’exemple. Son écritoire se déplie si besoin est, sinon il est plaqué contre le contre le mur tel un objet décoratif ! « Si la taille des lits ne cesse d’augmenter, ils ne sont pas pour autant les seuls éléments de confort d’une chambre. La salle de bain compte aussi. Spacieuse, bien éclairée, dotée de bain hydromassant, elle est ouverte sur l’espace de sommeil grâce à une baie vitrée qui préserve en temps voulu l’intimité. » Et incroyable, on peut regarder la télévision tout en se prélassant dans la baignoire ! 
Le paroxysme de cette décoration hautement design est atteint dans la chambre à baldaquin virtuel, qui revisite librement le concept traditionnel. Posé sur un podium, le lit est entouré d’un léger rideau de frange. Les motifs fleuris qui composent la tête de lit s’accordent avec le style minimaliste de la couette. Et la vue n’est pas le seul sens sollicité… car ce serait oublier la moquette façon gazon !
En avril 2008, une fois la rénovation des chambres finie, Sophie Charlet-Melloul s’attaquera aux parties communes… Affaire à suivre !
Isabelle Ferrière
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